vendredi 23 octobre 2009
La mélodie de la connerie 2/2
Tu peux retrouver la première partie de cette épopée fantastique (merde, j'aurais du écrire chevauchée, mais ça n'aurait plus rimé à rien) ici.
Donc, on a dit en substance que le chômeur n'avait pas grand chose à faire de ses journées, concernant sa recherche d'emploi.
Tu vas donc me dire : "tu fais ce que tu veux de tes journées ! Tu te la coules douce, quoi ?"
Bon, un peu, certes, depuis un certain temps.
Mais ça va quand même pas m'empêcher de me plaindre, ma blonde ! Et pour une toute autre raison...
La vile télécandidature.
Elle s'est généralisée, sur le site du pôle-emploi, et c'est une vraie plaie.
Le topo : une annonce t'intéresse, tu postules directement sur le site du pôle-emploi, un conseiller étudie ton cas, et valide ta candidature, ou non. Si c'est non, l'employeur n'entendra jamais parler de toi.
Pourquoi ça pue ? Parce que c'est plutôt arbitraire. C'est oui, ou c'est non.
Exemple : l'offre dit "expérience de un an souhaitée", toi tu n'en as pas, mais tentes quand même ta chance.
Pas télécandidature : l'employeur reçoit ton CV, ta lettre de motivation, les lit, et tu peux croiser les doigts pour que ta petite prose l'enchante, pour que tu sois allée dans la même école que lui, que tu portes le même prénom que sa petite sœur morte dans d'atroces souffrances, ou que sais-je encore ! A ce rythme-là, il t'accordera peut-être un entretien, malgré ton manque d'expérience.
Télécandidature : elle a pas d'expérience - correspond pas - c'est non.
Le conseiller de mes deux ne connait même pas le travail pour lequel tu serais potentiellement engagée, mais tant pis, t'as pas d'expérience ? Tu te casses. Le pire ? Tu l'apprends par message vocal...
Tu comprends mon problème, maintenant ? Et comme sur le-dit site internet, 80 à 90 % des offres sont à base de télécandidature...
Et bien, tu as intérêt à avoir quelques autres sites d'emploi sous le coude (gris), si tu ne veux pas fêter tes 50 ans avec ta très chère conseillère ANPE.
(Elle a à peu près mon âge, la morue, je suis sûre qu'elle sera toujours là elle aussi, elle a donc toute sa place dans cet affreux fantasme.)
@+ mon loukoum !
mercredi 21 octobre 2009
La mélodie de la connerie 1/2
"Chercher du travail, c'est un job à plein temps".
Voilà ce que, depuis quelques années, les employés de feu l'ANPE ont coutume de déclamer.
S'agirait quand même pas que tu te crois au club med, mon petit chômeur de merde adoré.
Un bon petit discours moralisateur, en somme, histoire que tu comprennes que tu coûtes de l'argent, qu'à cause de toi on peut pas supprimer autant de postes qu'on voudrait au pôle emploi (non, rayons ça aussi, c'est totalement faux, en fait on va pas se gêner), et que se rouler les pouces en attendant que ça te tombe dans le bec, c'est pas joli-joli, comme attitude.
Moi je veux bien, mais ils ont oublié un petit détail, les couillons.
J'ai nommé : les nouvelles technologies.
Maintenant, tu ne trouves plus un site de recherche d'emploi sans son flux RSS te permettant de recevoir les offres te concernant au fur et à mesure. (non, tu ne rêves pas, en plein milieu de mon netvibes, j'ai des offres d'emploi qui apparaissent parfois, illuminant merveilleusement ma journée.)
Même le pôle emploi s'y est mis. Enfin, un peu. Ils en sont encore aux alertes e-mail, faut pas déconner, non plus.
Ça donne quoi, comme situation ?
Ben que même si tu voulais être actif, t'as quand même pas grand chose à faire, du moment que t'as internet.
"Inégalité", t'entends-je murmurer ?
Eh oui, certains doivent se coltiner le trajet vers le pôle emploi tous les jours, pour avoir la chance de se connecter à leur 56k. Alors que toi, pendant ce temps-là, tu commentes les blogs des copines, en jetant négligemment un œil sur ces magnifiques annonces du genre :
"assistante RH, 8 à 10 ans d'expérience demandé, 9 euros de l'heure" (véridique)
Life is unfair.
Du coup, quand tu te pointes chez ta conseillère, tu as limite honte de toi.
"Mon dieu, je vous en conjure, faites que son courroux ne s'abatte pas sur moi, méchante demandeuse d'emploi que je suis."
Faut dire qu'elle n'aide pas vraiment, elle. Moi qui déteste courber l'échine et me laisser dicter ma conduite...elle est mal tombée, je crois.
Surtout que je n'ai droit à aucune aide, et que je me suis inscrite là-bas sur les bons conseils de mon père, je cite "tu vas quand même pas faire baisser les listes des chômeurs en t'inscrivant pas, non ?!". Ben, euh, comment dire...si, c'est un peu ce que je comptais faire, à la base, mon schtroumpf.
L'autre jour, pendant que la bonne dame me parlait sur un ton condescendant, je me suis surprise à m'admonester en silence un bon :
"Je suis une femme libre, j'ai plus de classe et de diplômes que toi, tu ne m'écraseras pas".
Que je suis conne, parfois. La pauvre, elle ne mérite sans doute pas ça, mais elle me file de l'urticaire, avec sa bouche tombante, comme si quelque chose la dégoutait constamment. (merde : c'est peut être de ma faute, ça ?!)
Oui, elle est vraiment mal tombée, une personne qui ne courbera pas l'échine doublée d'une cinglée snobinarde !:D
To be continued...

Tu peux voir un rapport entre l'illustration et le texte, ou non, libre à toi.
En tout cas, j'avais envie de mon Angelina vintage, aujourd'hui, ça me fait toujours du bien.
